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# Posté le dimanche 16 décembre 2007 10:06

Modifié le jeudi 15 janvier 2009 10:50

À ces rêves qu'on fait.

À ces rêves qu'on fait.

# Posté le dimanche 16 décembre 2007 10:01

OTH

OTH
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C `est malheureux de s `égarer, mais il y a pire que de perdre sOn chemin, c `est perdre sa raisOn d `avancer.

# Posté le dimanche 26 novembre 2006 04:34

Modifié le vendredi 15 août 2008 12:26

[ E-E Schmitt ] Petits crimes conjugaux

[ E-E Schmitt ]  Petits crimes conjugaux
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- C'est contre nature d'aimer toujours, d'aimer longtemps.
- Non.
- Alors pour que ça dure, il faut accepter l'incertitude, avancer dans les eaux dangereuses, là où l'on ne progresse que si l'on a confiance, se reposer en flottant sur des vagues contradictoires, parfois le doute, parfois la fatigue, parfois la sérénité, mais en gardant le cap, toujours.
- Tu ne te décourages jamais ?
- Si.
- Et alors ?
- Je te regarde et je pense : est-ce que, malgré mes doutes, mes soupçons, mes inquiétudes, ma lassitude, j'ai envie de la perdre ? Et la réponse me vient. C'est irrationnel d'aimer, c'est une fantaisie qui n'appartient pas à notre époque, ça ne se justifie pas, ce n'est pas pratique, c'est à soi-même sa seule justification.
- Si jamais j'arrivais à avoir confiance en toi, alors ce serait en moi que je n'aurais plus confiance. J'ai du mal à avoir confiance.
- « Avoir » confiance. On n' « a » jamais confiance. La confiance ne se possède pas. Ca se donne. On « fait » confiance.
- Justement, j'ai du mal.
- Parce que tu te poses en spectatrice, en juge. Tu attends quelque chose de l'amour.
- Oui.
- Or c'est lui qui attend quelque chose de toi. Tu souhaites que l'amour te prouve qu'il existe. Fausse route. C'est à toi de prouver qu'il existe.
- Comment ?
- Faire confiance.

# Posté le vendredi 03 novembre 2006 14:39

Modifié le vendredi 15 août 2008 12:17

[ E-E Schmitt ] Petits crimes conjugaux

[ E-E Schmitt ]  Petits crimes conjugaux
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On ne peut pas fausser compagnie à son destin. Tu es mon destin. Nous ne nous appartiendrons jamais physiquement mais nous nous appartenons mentalement. Tu es tombé au fond de moi, je suis tombée au fond de toi, nous sommes captifs. Même lorsque tu n'es pas mon homme dans ma chair, tu es mon homme dans mes souvenirs, dans mes rêves, dans mes espoirs. C'est là que tu me tiens. Nous pouvons peut-être nous séparer, nous ne pouvons plus nous quitter. Tous ces jours où tu étais absent, absent d'ici, absent de toi-même, je continuais à t'adresser toutes mes pensée, je te faisais partager mes humeurs.

Qu'est-ce que c'est, aimer un homme d'amour ? C'est l'aimer malgré soi, malgré lui, envers et contre tout. C'est l'aimer d'une façon qui ne dépend plus de personne. J'aime tes désirs et même tes aversions, j'aime le mal que tu m'infliges, un mal qui ne me fait pas mal, un mal que j'oublie tout de suite, un mal sans traces. Aimer, c'est cette endurance-là, celle qui permet de passer à travers tous les états, de la souffrance à la joie, avec la même intensité.

Je t'aimais avant que tu veuilles me tuer. Je t'aime toujours après. Mon amour pour toi, c'est un noyau, une nébuleuse au fond de mon esprit, quelque chose que je ne peux plus atteindre ni changer. Une part de toi est en moi. Même si tu partais, cette part resterait. J'ai une forme de toi en moi. Je suis ton empreinte, tu es la mienne, aucun de nous deux ne peut plus exister séparément.

# Posté le vendredi 03 novembre 2006 14:39

Modifié le vendredi 15 août 2008 12:21