« J'espérais trouver la réponse dans la révolte. Je pensais n'exister qu'en criant, je voulais me faire entendre, d'une façon ou d'une autre, il me fallait un moyen pour m'exprimer. Je croyais alors qu'être révoltée, qu'être contre toutes les règles était la meilleure façon de m'imposer. J'avais l'impression d'avoir tout à prouver aux autres alors qu'il suffisait seulement que je me satisfasse de ce que je pouvais donner, de ce que j'avais à vivre, de ce que j'allais construire. Je n'étais pas malheureuse, seulement révoltée. Révoltée contre ce monde qui ne me laissait pas assez de libertés, contre ses obligations qui ne me plaisaient pas, contre la vie qui ne m'apportait pas ce que je voulais. Je ne savais pas encore qu'il faut se battre pour arriver à son but, que rien n'est dû, que tout se gagne par le courage et la droiture. Je ne me rendais pas encore compte que ces barrières étaient plus que nécessaires et que les rêves sont là pour nous aider à avancer, et pas obligatoirement là pour être réalisés. »
On voudrait que tout soit fait sans effort. On veut faire des études, avoir sa maturité, mais non on ne veut surtout pas avoir trop d'examens, on n'aime pas les heures de travail, on ne fait que de se plaindre. On n'assume pas nos choix. Mais nous, jeunesse dorée d'occident, jeunesse privilégiée, jeunesse insatisfaite, que nous manque-t-il ? Pourquoi le courage est-il si absent des rangs ? Pourquoi facilité est synonyme de bonheur ?